Thomas Coville sous toutes ses facettes

A lire absolument ?
« Je suis encore sous le charme de Irvin Yalom que j’ai complètement découvert à travers une trilogie de roman : Le problème Spinoza qui est exceptionnel, la méthode Schopenhauer. C’est un mélange de psycho-philosophie, dans lequel tu rentres complètement. J’ai adoré la manière dont il aborde ses personnages qu’il rend sensibles. Ce n’est pas si intello que l’on peut croire et c’est très accessible. »

Celui qui te ressemble ?
« Si vous voulez comprendre pourquoi je fais du trimaran ultim, il faut lire l’Odyssée de l’Endurance d’Ernest Shackeleton. »

 Celui qui t’accompagne en mer ?
« Pendant mon record, plus ça va moins j’en emmène car je suis vraiment concentré. Je prends toujours un petit livre de poésie. Ça a été un échange avec mon père et je transmets cette passion avec mon fils. C’est aussi un challenge pour savoir si je peux me concentrer sur autre chose… »

Quelles musiques ?
J’écoute de tout ! Je suis plutôt musique classique et musique de chambre que j’ai découvert avec le Quatuo Annecy. Je peux aussi écouté du hard rock, de la pop. Le classique reste ce qui m’émeut le plus.

Ton dernier concert ? Mon ami Alex Tassel, un trompettiste, m’a emmené voir un concert de jazz, on a adoré.

Film préféré ? L’étoffe des héros ! C’est bien masculin et bien bourrin, et j’avoue que le pilote de chasseChuck Yeager m’amuse beaucoup

Ta balade favorite ? Partir de chez moi de Locmariaquer, sans prendre la voiture, à pied ou en vélo. Je cours max 1H30 et pour le vélo je peux pousser jusqu’à 5h. Au-delà de la Bretagne, j’adore le Tour du Mont Joli à côté de St Gervais. Sinon, je m’éclate sur les cols en montagne. Quand j’ai franchi l’Alpe d’huez, je me suis retrouvé comme un gamin en pensant au Tour de France. 

Après la mer ? La montagne c’est le terrain de jeu le plus ouvert que je connaisse. On peut tout faire entre le ski l’hiver et le vol avec parapente et delta. Et y pratiquer le vélo et la course à pied, c’est extraordinaire. Depuis 10 ans, j’en suis devenu un inconditionnel, si je pouvais je partagerai ma vie entre la mer et la montagne.

Ski sur piste ou ski de rando ? Ski de rando sans hésiter pour la liberté que ça offre

Voler au-dessus de l’eau mais aussi dans les airs
Je suis licencié au club de Quiberon et je rayonne autour en pilotant de petits avions ou des ULM. C’est extraordinaire de tout voir en 3D. Le nuage n’est plus à plat mais on peut rentrer dedans. Comme dans la voile, on retrouve la navigation et la météo et il y a aussi une part d’incertain.
Si je devais faire un tour du monde en famille, je le ferais plutôt en avion avec mes enfants plutôt qu’en bateau pour pouvoir explorer et accéder à plein d’endroit.
 

Les sportifs qui t’ont marqué ? 
C’est Tony Estanguet qui m’inspire beaucoup. On se voit dans le cadre des Etoiles du sport et il m’impressionne. C’est le plus équilibré de tous.
J’ai aussi été très marqué par la mort de Mohammed Ali. C’était un grand sportif, une icône avec un côté rugueux, provocateur et cette volonté de défendre un sens à sa vie et des valeurs.

Si tu n’avais pas fait de voile ?
Le Rugby que je suis avec passion. J’ai adoré la finale des championnats d’Europe des Moins de 18ans où les français ont gagné. Mon cousin faisait partie de l’équipe. C’est un sport que j’aime suivre et qui me parle, car dans ma famille, on a toujours eu un ballon. Si j’avais était rugbyman, j’aurais rêvé être le n°9. Chez les pro, je soutiens le Racing 92 et j’étais très content pour leur victoire du Top14. Quand les gens ont attendu longtemps un résultat, cela m’émeut encore plus..

Une chose qu’on ne connait pas sur Thomas Coville ?
Cela va paraître dingue mais je suis allergique à une certaine qualité de l’eau. Par exemple quand je mets une combinaison néoprène, le mélange entre la sueur et l’eau me donne des allergies. Quand on va à la plage avec les enfants j’ai du mal à aller dans l’eau. Sur un tour du monde je dois faire attention, c’est une démangeaison que mentalement je dois dépasser.